Le lac des cygnes

Archétype de la danse classique, Le lac des cygnes est un ballet qui n’a pourtant pas connu le succès dès sa création.

C’est en 1875 que Tchaïkovski compose un ballet pour Vladimir Pétrovitch Beguitchev qui crée le livret. Malheureusement, le compositeur ne collabore pas directement avec le chorégraphe, Julius Reisinger, et la première version est un échec. Ce n’est que 19 ans plus tard, lorsque Lev Ivanov remonte le 2e acte au Théâtre impérial Mariinski, que Marius Petipa découvre les possibilités de cette œuvre. Les deux hommes collaborent alors pour créer la chorégraphie des 4 actes.

En 1952, Bourmeister simplifie le livret et reprend l’ordre des numéros de la partition de Tchaïkosvki. La fin du ballet, avec le retour d’Odette sous forme humaine, est ainsi plus heureuse et explicite. Mais avec la version de Rudolf Noureev en 1984, la fin de l’histoire tourne au cauchemar, avec la princesse emportée par le sorcier, devant les yeux du prince impuissant à la sauver.

Cette œuvre incontournable de la danse ne saurait cependant rester cantonnée au classique. Hip-hop, contemporain, avec de l’eau ou de vrais cygnes sur scène, les chorégraphes contemporains rivalisent d’imagination et offrent aux spectateurs des relectures magistrales.

Ainsi, c’est 6000 litres d’eau qu’Alexander Ekman fait déverser sur scène, donnant littéralement à voir le fameux lac. Luc Petton fait éclore des cygnes qui, dès la naissance, sont au contact des danseuses pour ensuite être sur scène. Dada Masilo mélange danse contemporaine et danse africaine pour un prince homosexuel qui se trouve poussé à épouser la princesse. Ibrahima Sissoko, quant à lui, transpose le récit en ballet hip-hop. Enfin, Jean-Christophe Maillot, en collaboration avec Jean Rouaud, exhume les terreurs nocturnes dans un ballet ni classique ni contemporain.

Retrouvez ces quelques œuvres, parmi tant d’autres, dans la sélection proposée par La Bibliothèque dans le cadre du festival Trajectoires, en lien avec une projection documentaire mercredi 19 janvier dans l’auditorium de la médiathèque Charles-Gautier-Hermeland.

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