Le jeu chez les tout-petits de 0 à 3 ans

Jouer est l’une des principales activités de l’enfant dès sa naissance.

À travers le jeu, l’enfant va apprendre les règles, les coutumes et les valeurs qui caractérisent le monde qui l’entoure. Source de plaisir, le jeu peut également être considéré comme le moteur de son développement. Plusieurs auteurs ont développé ce sujet, comme Francine Ferland.

Le jeu est un moteur dans la construction de la relation parent-enfant. Il permet de cultiver le lien d’attachement,  nécessaire au développement social et affectif de l’enfant.

Il existe de multiples manières d’être présent dans le jeu de son enfant, toutes intéressantes : jouer avec lui en le laissant décider, lui proposer un cadre de jeu (un espace, un temps, des jouets autour de lui), l’observer tout en le laissant jouer seul, l’imiter, lui poser des questions sur ce qu’il fait…

Il existe des jeux adaptés à chaque âge et à chaque stade de développement : vous pouvez en emprunter à La Bibliothèque.

Entre 0 et 8 mois, la phase sensorielle

A cet âge, le jeu prend d’abord la forme de la découverte du corps et de l’observation du monde. Pendant les premiers mois de sa vie, bébé explore le monde qui l’entoure et tous ses sens sont en éveil. Il est curieux de tout et découvre les textures, les visages, les sons, les odeurs et les goûts qui sont mis à sa portée.  

Dans vos bras, il vous observe, découvre de nouvelles expressions et tente de vous imiter.

Allongé sur le dos, il s’amuse avec ses mains et ses pieds. Il apprécie les tapis d’éveil et les mobiles avec des formes qu’il peut observer.

Couché sur le ventre tant que cela ne lui est pas trop difficile, il va prendre conscience de son corps. Il s’essaye au mouvement : entre 5 et 10 mois, vous pourrez l’observer faire des roulé-boulés, se déplacer par glissades, faire du quatre pattes… Peu à peu, il pourra se saisir des objets que vous placerez tout près de lui, et les porter à la bouche. La préhension  s’affine, et bébé devient plus habile.

La présence de l’adulte pendant le jeu le rassure et l’encourage.

Nul besoin de proposer des jeux trop sophistiqués ou très sonores,  qui peuvent être trop stimulants. Il ne s’agit pas de stimuler l’enfant pour qu’il apprenne et se développe le plus vite possible. Les jeux sont là pour l’accompagner. Ils doivent lui permettre de profiter de ses possibilités, au moment qui lui conviendra le mieux.

Entre 8 et 18 mois, la phase motrice

Bébé aime être en mouvement. La plus grande des découvertes sera pour lui la libération de ses mouvements et la verticalité. La « marche » est en route. Il va s’éloigner, puis revenir vers son parent pour se rassurer. Prenant confiance en lui et de ce lien inconditionnel entre vous et lui, il réalisera des allers et retours entre vous, son espace de jeu et des zones nouvelles d’exploration.

C’est un âge où les enfants touchent à tout et explorent. Chaque jouet est utilisé, joué, retourné, goûter, expérimenté dans tous les sens. Les jeux de manipulation sont donc très recherchés (jeu à empiler, jeux d’encastrements, jeux à tirer …).

Les expériences ludiques de bébé l’amènent à développer ses compétences motrices et intellectuelles et vont l’aider à comprendre les liens de cause à effet entre lui et ce qui l’entoure. En prenant une balle et en la lâchant, il se rend compte qu’elle tombe et qu’elle roule. Il répétera cette expérience pour comprendre le fonctionnement de ce jouet. Il découvre les liens de cause à effet.

Avant 18 mois, vous pouvez lui proposer des jouets d’éveil sensoriel, d’empilage, avec des rapports de cause à effet et des jouets moteurs.

Entre 18 mois 3 ans, la phase affective

Votre enfant aime courir et sauter. Il a besoin de jeux actifs qui lui permettent de se défouler.

En parallèle, votre enfant peut maintenant se représenter mentalement une personne ou un objet. C’est le début des jouets à faire semblant, simples à manipuler et diversifiés : dînette, poupons, voitures, figurines, etc…

Ses besoins sont simples et tendent vers l’imitation et la répétition d’actions du quotidien.

Il craint par courte période la perte ou la disparition, d’où l’importance des jeux de « cacher-coucou » pour jouer à faire « apparaitre et disparaitre ». Ces jeux de cache-cache  ont aussi d’autres objectifs liés à l’émotion et à son imagination: est-ce que la personne qui se cache va réapparaitre à l’identique ? Au même endroit ? Avec ou sans bruits ? Dans deux endroits différents ? Rappelez-vous que les enfants cherchent toujours à comprendre les liens de causalité.

Pour aller plus loin

Retrouvez des livres sur le jeu chez les tout-petits dans les collections de La Bibliothèque.

Le site Papoto propose des vidéos (disponibles en 5 langues) qui traitent des besoins fondamentaux du tout-petit, et notamment de l’importance du jeu.

Le site Naitre et grandir propose un dossier intéressant sur Les bienfaits du jeu.

Les pros de la petite enfance vous invitent à découvrir plusieurs articles sur le thème Jouer pour grandir.

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