Sélection "Angelin Preljocaj"

À l’occasion de l’Invitation à danser, performance créée par les élèves en option Danse du lycée Saint-Dominique et présentée samedi 11 décembre, La Bibliothèque vous propose de (re)découvrir l’œuvre foisonnante du chorégraphe Angelin Preljocaj.

C’est à 9 ans, grâce à un livre sur la danse et une photographie de Rudolf Noureev, qu’Angelin Preljocaj découvre la danse. Il commence par prendre des cours de danse classique en parallèle de ses cours de judo. Quelques années plus tard, il réalise que sa passion est liée au fait de pouvoir créer, inventer ses propres mouvements. Il se tourne alors vers la danse contemporaine, et apprend auprès de Karin Waehner, formée à l’école de Mary Wigman, fondatrice de l’expressionnisme allemand. Il étudie ensuite avec Merce Cunningham, passe par la compagnie Quentin Rouillier puis le Centre chorégraphique national d’Angers, avant d’intégrer la compagnie de Dominique Bagouet.

En 1984, il signe sa première chorégraphie : Marché noir, récompensée au Concours de Bagnolet. Dès l’année suivante, il fonde sa compagnie « Compagnie Preljocaj », qui deviendra le Centre chorégraphique national de Champigny-sur-Marne puis du Val-de-Marne. En 1990, il chorégraphie sa propre version de Roméo et Juliette, pour laquelle participe Enki Bilal, dessinateur de bandes-dessinées. La compagnie est invitée par l’Opéra de Paris à recréer trois pièces en hommage aux Ballets russes, dont Parade. En 1994, Perljocaj crée Le parc, première pièce à entrer dans le répertoire du Ballet de l’Opéra national de Paris, puis L’anoure en 1995. Sa compagnie devient ensuite « Ballet Preljocaj » en 1996.

Dans le début des années 2000, ses chorégraphies établissent un dialogue entre le corps et l’image créée par les nouvelles technologies, comme dans MC 14/22 (Ceci est mon corps). La même année, il crée sa propre version du Sacre du printemps. Fidèle à son appétence pour la narration, Preljocaj adapte le conte de Blanche-Neige en 2008.

Les années 2010 voient la création de 13 spectacles, et la réalisation d’un film : Polina, danser sa vie, adaptation de la bande-dessinée de Bastien Vivès. Qu’il s’agisse de commandes, d’adaptations littéraires ou de créations inspirées par une musique, l’œuvre déjà riche de 60 chorégraphies est récompensée par une dizaine de prix.

BALLET PRELJOCAJ

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