Aimons toujours !  Aimons encore !

Ce titre d’un poème de Victor Hugo lance au niveau national la 6ème année  des Nuits de la Lecture. Du 20 au 23 Janvier,  La Bibliothèque vous invite à venir découvrir des animations et une sélection autour de ce thème universellement fédérateur.

Tout l’univers obéit à l’Amour; Aimez, aimez, tout le reste n’est rien./ Jean de La Fontaine

Dans la vie, il y a tant de choses à aimer. Mais aime-t-on de la même façon ses amis, ses parents, le vélo ou les fraises ? L’album d’Anne Lalanne et Thierry Manès : Aimer, c’est quoi ? permet de prendre conscience de notre relation avec tout ce qui nous entoure. Car aimer passe non seulement par le cœur mais également par les sens. Prendre soin de la vie : de soi, des autres et de la nature est plus qu’un titre, il pourrait devenir un slogan tant ses actions sont liées, comme nous le présente lumineusement Christophe André.

Personne n’échappe à la maladie d’amour. Même si la science tente de modeler les relations amoureuses comme le démontre Pujo-Menjouet dans un livre astucieux et ludique : le jeu de l’amour sans le hasard. Véritable pandémie, la maladie d’amour a inspiré une trilogie au Bédéiste Cyril Bonin. Amorostasia, décline le sentiment amoureux sous toutes ses facettes. Pour notre plus grand bonheur, y sont analysés aussi bien les incidences de ce mal sur la société que sur la vie de l’héroïne.

Ce n’est pas l’amour qu’il fallait peindre aveugle, c’est l’amour-propre. / Voltaire

En amour il n’y a aucune certitude, qu’un infini questionnement. Apprenant qu’un musée des cœurs brisés existe à Zagreb en Croatie, on peut s’interroger. Les histoires d’amour sont-elles si romantiques qu’on nous les dépeints ? Chacun des protagonistes parle-t-il de la même chose ? Héloïse et Abélard la première vrai histoire d’amour ? Plutôt une histoire de duplicité. Tristan et Yseult, alors ? Pensez donc, un texte d’avantage sur la jalousie. Certes il existe bien des histoires comme Roméo et Juliette de Shakespeare. On sent bien dans ce drame qu’à la haine ces deux-là préfèrent pencher pour l’amour. C’est bien naturel, car comme disait Jean Giraudoux : L’amour est le désir d’être aimé ». Déjà la reprise de Jerome Robbins avec West Side Story nous fait mieux saisir la fragilité des vrais amants qui n’ont que faire des mesquineries de la société qui les entourent. Mais Eric Ruf, en 2016, nous a offert une  nouvelle mise en scène qui est loin de laisser indifférent. Il débarrasse l’œuvre de Shakespeare de tout excès de romantisme pour se concentrer sur ce que se disent les protagonistes. Dégrisé d’esprit romantique, nous comprenons que si affrontement il y a c’est entre deux individualités qui tentent de s’ajuster. La lithographie d’Olga Boldyreff : les élans d’amour l’illustre, non sans humour.

Pourquoi c’est si compliqué l’amour ? Ce dernier livre de Philippe Brenot, l’auteur du best-seller d’Une histoire du sexe, nous donne les clés pour décoder l’autre et comprendre nos différences pour en faire des atouts d’une vie à deux épanouie. Voilà justement le challenge, du jeu de plateforme: It takes two. Où incarnant un couple au bord de la rupture vous surmonterez à deux les défis les plus déstabilisants et vivrez des moments hilarants.

En fait d’amour, vois-tu, trop n’est pas même assez. / Beaumarchais

Les troubadours l’avaient bien compris, l’amour est un Ying et yang des rapports humains. Aussi indéfinissable que la notion de temps, l’Amour ne connaît ni temps, ni horizon.

A chacun son approche. Oiseau rebelle pour Carmen de Bizet ; passionné comme Jean Ferrat chante Aragon avec surtout : Aimer à en perdre la raison. L’amour est une véritable graine de folie qui se ramifie à l’infini au contact d’autrui.

Venez donc faire votre choix parmi les documents à emprunter et repartez avec une pépite : décalée comme l’écume des jours de Boris Vian, fantastique comme La  forme de l’eau de Daniel Kraus et Guillermo del Toro,  poignant comme le film Deux de Filippo Meneghetti, impitoyable comme dans Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie ou un subtil mélange de tout cela. Car comme écrivit Alfred de Musset à Victor Hugo :

« Il faut, dans ce bas monde aimer beaucoup de choses,

Pour savoir, après tout, ce qu’on aime le mieux ».

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