Éphéméride Panneaurama #15 : Antonin Faurel (France / Nantes)

Chaque jeudi, retrouvez dans l’éphéméride Panneaurama, la vision des graphistes ayant répondu à l’invitation de La Bibliothèque de créer une affiche originale sur le thème du paysage. Cette semaine, d’Antonin Faurel, graphiste-auteur indépendant répond à nos questions. Une manière pour vous de voir encore autrement le parcours graphique proposé dans et autour de la médiathèque Charles-Gautier-Hermeland du 28 juin au 28 septembre 2019.

Antonin Faurel vit et travaille à Nantes et Saint-Nazaire. Diplômé des beaux-arts de Nantes, il est actuellement graphiste-auteur et commissaire d’exposition au sein du collectif Mojito Bay.

« L’affiche est une mise en abîme qui propose par la figure du billboard (panneau d’affichage) et du message promotionnel d’interroger la marchandisation du paysage moderne. »

This is good value, Antonin Faurel (France / Nantes)
Photographie confiée à Antonin Faurel par Super Terrain

La Bibliothèque : Avez-vous pour habitude de répondre à des commandes ? Sinon, pourquoi celle-ci ?

Antonin Faurel : « C’est dans la nature même du travail de graphiste de répondre à des commandes, en ce sens, on peut dire que je ne déroge pas à la règle, même si la nature des commandes sur lesquelles je travaille est plutôt variée. »

La Bibliothèque : Le thème du paysage est-il déjà présent dans votre travail, dans vos thématiques de prédilection ? Si oui, pourquoi ? Sous quel(s) angle(s) ?

Antonin Faurel : « Le thème du paysage n’est pas particulièrement mis en avant dans mon travail, il me semble. En revanche, ça reste un territoire de questionnement important pour moi, mais je dirais que c’est plutôt par le prisme de la photographie documentaire que je l’envisage. »

La Bibliothèque : Pour vous, le paysage évoque-t-il d’abord la nature ou la ville ?

Antonin Faurel : « Je pense qu’à notre époque, il me semble difficile de dissocier les deux. La question du rapport nature/ville reste toujours centrale pour le développement et l’avenir de l’humanité. »

La Bibliothèque : Comment qualifieriez-vous l’affiche réalisée pour Panneaurama et au regard de vos autres créations ? Ovni ou suite logique ?

Antonin Faurel : « Difficile de qualifier son propre travail, il semble quand même qu’elle a la particularité d’utiliser un vocabulaire graphique très économique. »

La Bibliothèque : Que voudriez-vous que le public retienne de cette affiche ? Qu’aimez-vous susciter en général chez le regardeur ?

Antonin Faurel : « Je ne tiens pas à avoir de posture professorale, donc je ne sais pas si le public doit retenir quelque chose de particulier si ce n’est, peut-être, la modeste critique que j’émets par rapport à une certaine marchandisation du paysage qui passe aussi pour beaucoup par le langage de la communication visuelle. De façon générale, je pense que la surprise est une chose importante à essayer de générer comme réaction, qu’elle soit bonne… ou mauvaise parfois !  »

La Bibliothèque : Quelle a été votre technique de création pour produire votre affiche (dessin, découpage, photo…) ?

Antonin Faurel : « Le dessin à l’ordinateur essentiellement, en m’inspirant de l’esprit du dessin « ligne claire » (la netteté accentuée par le contour) ou bien encore de la didactique visuelle. »

La Bibliothèque : Le format a-t-il une importance pour vous ?

Antonin Faurel : « Bien sûr, le format mais aussi les dimensions d’une affiche sont très importants. Aujourd’hui, il devient rare pour les graphistes de pouvoir s’exprimer sur de grandes affiches diffusées dans l’espace public. Quand l’opportunité se présente, c’est souvent un grand défi. »

La Bibliothèque : Sur quoi travaillez-vous en ce moment ? 

Antonin Faurel : « Il y a pas mal de projets en cours : identité visuelle, signalétique, affiche… et aussi mon déménagement pour Saint-Nazaire ! »

> Des affiches d’Antonin Faurel sont déjà disponibles au prêt pour 6 semaines dans les collections de La Bibliothèque et présentent toutes son travail de créations typographiques. N’hésitez pas à les emprunter auprès de l’accueil de la médiathèque Charles-Gautier-Hermeland.

Éphéméride Panneaurama #14 : Pierre di Sciullo, (France / Paris)

Chaque jeudi, retrouvez dans l’éphéméride Panneaurama, la vision des graphistes ayant répondu à l’invitation de La Bibliothèque de créer une affiche originale sur le thème du paysage. Cette semaine, le graphiste et typographe Pierre di Sciullo répond à nos questions. Une manière pour vous de voir encore autrement le parcours graphique proposé dans et autour de la médiathèque Charles-Gautier-Hermeland du 28 juin au 28 septembre 2019.

Graphiste et typographe, Pierre di Sciullo est passionné par le lien entre parole et écriture et par l’étonnante diversité des situations de lecture. Ses réalisations prennent place dans l’environnement comme autant d’incitations à jouer avec les mots. Il développe ce rapport charnel au texte dans le livre, dans l’affiche et dans l’architecture.

Photographie confiée à Pierre di Sciullo par Super Terrain
ZZZZZZ, Pierre di Sciullo (France / Paris)

« De très loin nous lisons Z Z Z Z Z Z. Dormez, braves gens, tout est tranquille. On s’approche du territoire et on le découvre balisé, étiqueté, compartimenté, réparti. Voici une ZAC, une ZUP, une ZAD, etc. Pour assigner les habitants à résidence, pour créer des ghettos, pour organiser le tri et pour surveiller, il faut instituer des zones et marquer des frontières, visibles ou mentales. Je préfère les quartiers mélangés et les terrains vagues. »

La Bibliothèque : Avez-vous pour habitude de répondre à des commandes ? Sinon, pourquoi celle-ci ?

Pierre di Sciullo : « Je réponds en permanence à des commandes, cela représente environ les trois quarts de mon activité, le dernier quart étant consacré à des recherches qui, bien souvent, s’inscriront dans une commande future, de sorte que la frontière entre graphisme appliqué et graphisme expérimental est ténue, poreuse. Mais la réalité économique, elle, est bien présente. Je dois gagner ma vie. Quand on me passe une commande cela signifie qu’on m’offre du temps et surtout qu’il y a un besoin, un désir ou une attente. »

La Bibliothèque : Le thème du paysage est-il déjà présent dans votre travail, dans vos thématiques de prédilection ? Si oui, pourquoi ? Sous quel(s) angle(s) ?

Pierre di Sciullo : « Dans mon cas il s’agit de paysage mental. Je ne veux pas dire un paysage présent dans la mémoire, ou imaginaire, ou obsédant. Je veux parler ici, dans ce cas, de la façon dont le langage décrit, partage et compartimente l’environnement. »

La Bibliothèque : Pour vous, le paysage évoque-t-il d’abord la nature ou la ville ?

Pierre di Sciullo : « Le paysage est le monde où je vis. Comme j’ai le plaisir de travailler régulièrement avec des architectes, nous participons à la construction du paysage. Quand je regarde un panorama dit « naturel » ou sauvage, je suis fasciné par les siècles d’intervention humaine qu’on peut y lire. »

La Bibliothèque : Que voudriez-vous que le public retienne de cette affiche ? Qu’aimez-vous susciter en général chez le regardeur ?

Pierre di Sciullo : « J’aimerais que les gens lisent mon affiche à haute voix, que ça les fasse sourire et un peu penser comme à une énigme facile à résoudre mais qui échappe comme une anguille. »

La Bibliothèque : Quelle a été votre technique de création pour produire votre affiche (dessin, découpage, photo…) ?

Pierre di Sciullo : « Crayons de couleurs dans différents carnets, aquarelle à la brosse, retour au dessin dans le carnet puis scan de l’image et retouches dans Photoshop. »

La Bibliothèque : Le format a-t-il une importance pour vous ?

Pierre di Sciullo : « Le format rencontre les conditions de diffusion de l’image, et détermine comment chacun va placer son corps. Le graphisme acquiert alors pleinement la troisième dimension. Je suis curieux de voir, « ici », comment ça va fonctionner. »

La Bibliothèque : Sur quoi travaillez-vous en ce moment ? 

Pierre di Sciullo : « Programme et affiches de l’année 2020 pour le théâtre de la Colline à Paris; la gamme colorée des façades des tours Nuages à Nanterre ; relecture du texte d’entretiens sur la typo pour un livre à paraître aux éditions Zeug, et plusieurs projets intéressants et bizarres. »

Pour entrer davantage dans l’univers de Pierre di Sciullo, La Bibliothèque dispose d’une monographie de l’artiste présentée dans les collections documentaires de La Bibliothèque, localisée à Charles Gautier-Hermeland et Bellevue. Pierre di Sciullo : Oui, tout à fait préfacé par Guillaume Pô, Paris, Pyramyd, 2006, cote : 745.65 SCI.

Pierre di Sciullo : Oui, tout à fait.

Éphéméride Panneaurama #13 : Marion Jdanoff (France / Allemagne)

Chaque jeudi, retrouvez dans l’éphéméride Panneaurama, la vision des graphistes ayant répondu à l’invitation de La Bibliothèque de créer une affiche originale sur le thème du paysage. Cette semaine, Marion Jdanoff, co-créatrice de Palefroi répond à nos questions. Une manière pour vous de voir encore autrement le parcours graphique proposé dans et autour de la médiathèque Charles-Gautier-Hermeland du 28 juin au 28 septembre 2019.

Marion Jdanoff vit et travaille entre la France et l’Allemagne. Elle a co-créée Palefroi, à la fois duo artistique, structure d’édition et atelier d’impression. Sa pratique entremêle dessin, peinture et sérigraphie.

« La photo que j’ai reçue, un cadrage très symétrique du pont piéton menant au Zénith, m’a immédiatement renvoyée a des images de ruines de temples grecs. Quelque chose de très minéral, inhabité, quasi sacré. Impression renforcée par le nom solaire de l’endroit. Par ailleurs, le Zénith est un endroit qui m’évoque une approche du spectacle et de la musique loin de celle que j’aime. Le dessin permettant n’importe quoi, dont les pichenettes aux symboles, j’ai imaginé qu’un feu espiègle prendrait le devant de la scène. Après son passage, ne resteraient debout que les cariatides, et un espace dégagé pour contempler le soleil couchant. »

Ruines, Marion Jdanoff (France/Allemagne)
Photographie confiée à Marion Jdanoff par Super Terrain

La Bibliothèque : Avez-vous pour habitude de répondre à des commandes ? Sinon, pourquoi celle-ci ?

Marion Jdanoff : « Je réponds généralement avec parcimonie aux propositions de commandes. Il faut que j’y trouve du sens, et que mon principal moteur ne soit pas financier. Je connais le collectif Super Terrain depuis quelques années et respecte énormément leur travail et leur approche. J’étais donc très contente qu’il m’invite à participer à cette tentative collective. Installer des images dans le paysage, en résonance avec celui-ci, qui ne font la promotion de rien, est une jolie (et rare) proposition. »

La Bibliothèque : Le thème du paysage est-il déjà présent dans votre travail, dans vos thématiques de prédilection ? Si oui, pourquoi ? Sous quel(s) angle(s) ?

Marion Jdanoff : « Alors là, pas du tout ! Mes dessins sont très peuplés, et regarde plus les êtres que leur environnement. On peut se rendre compte avec mon image que j’ai du mal à lâcher le mouvement. Le paysage est en flamme, il se transforme. »

La Bibliothèque : Pour vous, le paysage évoque-t-il d’abord la nature ou la ville ?

Marion Jdanoff : « Quand je pensais paysage, je pensais surtout statique, au moins à court terme. Ce peut-être la ville,  la campagne, la mer, ou même un intérieur de maison. C’est le décor, l’endroit où les choses sont lentes et relativement stables. Et c’est un endroit que je laissais complètement de côté. Travailler sur ce thème m’a permis de définir un peu mieux ce qu’est pour moi un paysage. Le regarder mieux et voir qu’il est aussi mouvant. Comprendre que les frontières sont floues : le feu est-il un acteur au milieu d’un paysage ? Ou est-ce simplement un paysage d’incendie ? »

La Bibliothèque : Comment qualifieriez-vous l’affiche réalisée pour Panneaurama et au regard de vos autres créations ? Ovni ou suite logique ?

Marion Jdanoff : « Suite logique, je ne sais pas, parce que sans cette demande précise, je ne me serais pas penchée sur cette thématique. Mais ovni, pas du tout. C’était intéressant de voir comment se traduisait dans le paysage, des thèmes que je manie habituellement avec des personnages (mouvement, bousculade, déséquilibre, collectif, narration décousue). »

La Bibliothèque : Que voudriez-vous que le public retienne de cette affiche ? Qu’aimez-vous susciter en général chez le regardeur ?

Marion Jdanoff : « Il arrive qu’une personne me parle d’un dessin que j’ai fait en me disant qu’elle y a trouvé l’illustration juste pour une émotion, un sentiment trop difficile et confus pour le mettre en mot. « Je me sentais comme ce dessin ce jour-là ». Ce sont dans ces moments que je trouve le dessin utile. »

La Bibliothèque : Quelle a été votre technique de création pour produire votre affiche (dessin, découpage, photo…) ?

Marion Jdanoff : « Dessin aux feutres et crayon de papier. »

La Bibliothèque : Le format a-t-il une importance pour vous ?

Marion Jdanoff : « C’est le problème de devoir travailler avec des fichiers numériques d’impression : faire quelque chose destiné à être imprimé en très grand, sur des formats numérisables, travaillés ensuite sur des écrans d’ordinateurs minuscules. C’est donc assez dur, en tout cas pour moi, de bien comprendre la taille. Dessiner directement en grand est quelque chose de très différent. Bon par contre mon ordinateur, lui, l’a bien compris la taille, et ne l’a pas du tout apprécié ! Je suis assez curieuse de voir le résultat réel. »

La Bibliothèque : Sur quoi travaillez-vous en ce moment ? 

Marion Jdanoff : « J’ai plusieurs thèmes, histoires, autour desquelles je tourne, avec l’idée d’en faire des petits livres. C’est donc une phase de tâtonnement, un peu. »

Éphéméride Panneaurama #12 : Plus Mûrs Studio (France / Nantes & Paris)

Chaque jeudi, retrouvez dans l’éphéméride Panneaurama, la vision des graphistes ayant répondu à l’invitation de La Bibliothèque de créer une affiche originale sur le thème du paysage. Cette semaine, Vincent Labas, Méric Chaperon et Nassim Bouaza, de Plus Mûrs studio répondent à nos questions. Une manière pour vous de voir encore autrement le parcours graphique proposé dans et autour de la médiathèque Charles-Gautier-Hermeland du 28 juin au 28 septembre 2019.

Plus Mûrs est un studio de design graphique basé entre Nantes et Paris depuis 2015 et qui assure de la direction artistique, du design graphique et de l’édition. Le studio réalise ainsi des vidéos, des livres d’artistes, des animations graphiques, des affiches, des magazines, du webdesign, des expositions ainsi que des installations.

« Le studio s’est complétement inspiré de la photographie envoyée par Super Terrain pour créer la colorimétrie de l’affiche : une dominance de gris, une architecture moderne et des perspectives. Les formes arrondies et angulaires du monogramme « S-H » qui apparaît au centre et qui fait référence au nom de la Ville rappellent l’architecture brute du quartier. Ensuite, 8 formes rondes, nommées fenêtres, ont été extraites de la photographie et placées sur l’image de façon à proposer un itinéraire visuel au lecteur. Trois propositions de promenades soulignées par un itinéraire qui s’inscrit en kilomètres et dans la durée. »

Huit fenêtres sur le paysage, Plus Mûrs Studio (France / Nantes & Paris)
Photographie confiée à Plus Mûrs Studio par Super Terrain

La Bibliothèque : Avez-vous pour habitude de répondre à des commandes ? Sinon, pourquoi celle-ci ?

Plus Mûrs Studio : « Oui, c’est une chose que l’on aime beaucoup faire car c’est le moment où l’on peut expérimenter un peu et sortir de sa zone de confort. Panneaurama nous a séduit par sa liberté d’exécution et un thème qui nous inspire : le paysage. Nous avons toujours voulu agir sur le territoire Loire Atlantique donc c’est une aubaine pour nous. »

La Bibliothèque : Le thème du paysage est-il déjà présent dans votre travail, dans vos thématiques de prédilection ? Si oui, pourquoi ? Sous quel(s) angle(s) ?

Plus Mûrs Studio : « Nous avions déjà traité le paysage mais plutôt comme une solution qu’un questionnement. C’était pour la nuit du Van, il nous fallait évoquer la ville de Nantes donc nous avons réalisé un dégradé qui reprenait l’idée d’un paysage entre terre et mer. Nous cherchons par plusieurs moyens visuels d’apporter une réponse lorsque nous l’estimons nécessaire.  »

Affiche réalisée pour La Nuit du Van à Nantes, Plus Mûrs studio.

La Bibliothèque : Pour vous, le paysage évoque-t-il d’abord la nature ou la ville ?

Plus Mûrs Studio : « La nature, car c’est un paysage naturel et ce sera toujours le plus beau et le plus inspirant. »

La Bibliothèque : Comment qualifieriez-vous l’affiche réalisée pour Panneaurama et au regard de vos autres créations ? Ovni ou suite logique ?

Plus Mûrs Studio : « Nous la trouvons adaptée. C’est toujours intéressant de voir ce que les autres participants ont créé pour un même sujet. Je pense aussi que quoi qu’il arrive c’est une suite logique car nous avons tous suivi le fil rouge : le paysage. »

La Bibliothèque : Que voudriez-vous que le public retienne de cette affiche ? Qu’aimez-vous susciter en général chez le regardeur ?

Plus Mûrs Studio : « Nous voudrions que la grille de ce poster soit l’élément central à retenir puis que le monogramme (S-H)* soit reconnaissable. Nous voulions que le spectateur découvre le poster sous plusieurs angles, qu’il y ait des détails à trouver mais surtout qu’il se demande comment nous avons fait pour arriver à ce résultat (construction). C’est pour cela que nous avons réalisé une animation qui retrace notre concept. »

La Bibliothèque : Quelle a été votre technique de création pour produire votre affiche (dessin, découpage, photo…) ?

Plus Mûrs Studio : « Il y a eu beaucoup de dessin de lettres et de scans. »

La Bibliothèque : Le format a-t-il une importance pour vous ?

Plus Mûrs Studio : « Le format est très important, d’une part pour sa visibilité et d’autre part pour son traitement. On ne pense pas un poster A4 comme un A0, les « contraintes » sont différentes. Appréhender un format demande un petit peu d’expérience, je pense. »

La Bibliothèque : Sur quoi travaillez-vous en ce moment ? 

Plus Mûrs Studio : « Nous travaillons sur plusieurs refontes d’identités visuelles pour des marques, des entreprises, ce qui est notre spécialité. Nous travaillons également sur un projet avec 5PM et un studio de design allemand en collaboration. Nous espérons que vous pourrez voir tout ça bientôt ! »

Ouverture exceptionnelle de La Ludothèque

Samedi 28 septembre de 14h à 18h

À l’occasion des deux ans d’ouverture du Grand B, la Bibliothèque se joint à la fête et vous propose des grands jeux d’adresse en extérieur (si le temps le permet) et à l’intérieur : 

– de 14h à 16h, un jeu vidéo pour toute la famille à partir de 7 ans : Tricky towers sur switch.

 – de 16h à 18h, des jeux de société surdimensionnés : ChickyBoom, Pengoloo et Dr. Eureka.

Se rendre à la ludothèque

Télécharger le programme

Éphéméride Panneaurama #11 : Anna Naumova et Kirill Blagodatskikh (Russie / Moscou)

Chaque jeudi, retrouvez dans l’éphéméride Panneaurama, la vision des graphistes ayant répondu à l’invitation de La Bibliothèque de créer une affiche originale sur le thème du paysage. Cette semaine, Anna Naumova et Kirill Blagodatskikh, répondent à nos questions. Une manière pour vous de voir encore autrement le parcours graphique proposé dans et autour de la médiathèque Charles-Gautier-Hermeland du 28 juin au 28 septembre 2019.

Anna Naumova et Kirill Blagodatskikh sont deux designers graphiques basés à Moscou. Ils développent une pratique autour de l’identité visuelle et du design éditorial. Ils font tous les deux partie du collectif d’affichiste Ostengruppe au sein duquel ils produisent des posters depuis 2002.

Découvrez les travaux d’Anna Naumova et de Kirill Blagodatskikh sur le site du collectif.

Photographie confiée par Super Terrain
Sans Titre, Anna Naumova et Kirill Blagodatskikh (Russie / Moscou)

Quand on regarde l’affiche de ce collectif, on peut voir apparaître la photographie envoyée par Super Terrain de manière répétitive, saturée (au moins 8 fois). La photographie passée en niveaux de gris (noir et blanc) et un cadran d’horloge aux chiffres romains bleu métallisé ne fait que renforcer l’idée que la circulation est très dense sur cet axe routier et ne semble pas s’arrêter.