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Afin de profiter davantage encore de notre offre numérique, vous pourrez désormais regarder 4 films par mois depuis notre plateforme VOD (contre 1 par mois auparavant).

Plus de 5000 films

Faites votre choix parmi des milliers de films et séries en ligne, dont des films très récents, des documentaires, des grands classiques, des cycles thématiques ou des rétrospectives de grand·e·s cinéastes.

Différents outils de recherche vous permettent de trouver facilement votre bonheur par thème, par genre ou encore par année de production.

Comment y accéder ?

Commencez par vous identifier en passant par « Mon espace« , muni·e de votre numéro d’abonné·e. C’est à cette condition que vous aurez accès directement aux films, ressources d’autoformation et revues en ligne.

Sur notre site internet, les ressources numériques apparaissent dans les résultats de recherche au même titre que les autres documents. Vous pouvez donc utiliser les différentes options  de notre moteur de recherche pour trouver précisément ce que vous cherchez.

Vous pouvez également cliquer dans le menu principal sur « Recherche » puis sur « À consulter en ligne » ; si vous préférez vous balader dans le catalogue des films numériques, un lien sur cette page permet d’accéder à l’intégralité du catalogue VOD directement sur le site de notre fournisseur.

Une fois sur ce site, si vous êtes perdu·e, si vous avez des questions, cliquez sur le point d’interrogation en haut à droite et consultez la visite guidée ou la liste des questions les plus fréquemment posées. En dernier recours, vous pouvez également utiliser le lien « Contactez-nous » pour vous mettre en relation directe avec leur support technique.

Un petit conseil

Pour une séance de cinéma digne de ce nom, on peut très simplement connecter son ordinateur à un projecteur ou à un écran de grande taille !

Également sur notre site : les cours et revues en ligne

Sur cette même page « À consulter en ligne », vous pourrez également découvrir nos autres ressources numériques, qui sont à découvrir 24/24h en accès illimité !

Des options très utiles

Pensez également que notre site web peut vous permettre de réserver des documents, de prolonger des prêts et de parcourir notre galerie numérique, regroupant les œuvres disponibles au prêt.

Des livres en relief !

Du 17 au 24 juin, la bibliothèque Bellevue expose les travaux des élèves de 6ème de la classe 604 du collège Ernest Renan, réalisés dans le cadre de Courant d’arts chez Ernest avec l’artiste plasticienne Emmanuelle Tonin.

Les élèves ont imaginé et fabriqué des livres en relief inspirés de leurs lectures de l’année, notamment :

Arthur et Ibrahim d’Amine Adjina
Cours ! de Davide Cali
Ruby Tête Haute d’Irène Cohen Janca

Ils participaient aux « Rencontres Littéraires », dispositif qui implique toutes les écoles du Réseau d’Éducation Prioritaire, les classes de 6ème du collège Ernest Renan et l’école primaire Nelson Mandela, en partenariat avec La Bibliothèque. La construction du parcours de lecteur et l’apprentissage de la critique littéraire sont au centre de cette action.
Cette année, les livres sélectionnés autour de la thématique « respecter autrui » pour les élèves de cycle 3 par La Bibliothèque et les enseignants étaient (en plus des ouvrages déjà cités) :

L’agneau qui ne voulait pas être un mouton de Didier Jean et Zad
Ka maté, patate Arnaud Tiercelin
Il faut sauver Saïd de Brigitte Smadja
Jefferson de Jean Claude Mourlevat
Billy Elliot de Melvin Burgess

Aujourd’hui La Bibliothèque vous invite à découvrir le travail de ces jeunes créateurs et les ouvrages dont ils se sont inspirés, ceux des rencontre littéraires et les livres animés qu’ils ont pu admirer et manipuler, lors d’une séance spéciale à la bibliothèque Bellevue avant de se lancer dans leur création. Ils sont présentés ensemble du 17 au 24 juin.

L’occasion de mieux connaître l’histoire de ces ouvrages extraordinaires à la frontière du livre et du jeu.

Ces albums le plus souvent destinés à la jeunesse sont particulièrement magiques et spectaculaires, et, s’il est difficile d’en donner une définition précise, il semble que le plus simple serait de les décrire ainsi : Whaou ! Car c’est par cette expression de surprise que les lecteurs réagissent en voyant apparaître les pliages incroyables cachés entre chacune des pages.

Leurs créateurs étaient si ingénieux qu’ils sont les précurseurs de l’interactivité avec le livre, les images et les récits.

À L’ORIGINE…

On imagine le plus souvent que ces premiers livres animés et à systèmes sont nés avec le monde contemporain de l’édition.
Les pliages délicats et les mécanismes sophistiqués ne peuvent avoir vu le jour, croyons-nous, que grâce aux avancées techniques, aux machines précises et à l’informatique.

Les pionniers :

Et pourtant… c’est au XIIIème siècle que les premiers livres à systèmes sont apparus en occident, avant même l’invention de l’imprimerie. Ils avaient alors un caractère scientifique.
Le premier de ces manuscrits est un ouvrage d’astronomie paru vers 1230 : De sphaera mundi
Ces premiers livres animés utilisaient le système des volvelles (système de disques en papier rotatifs telle une carte tournante, utilisé principalement en astronomie).
Le premier ouvrage réalisé avec cette technique daterait de 1306 !

Volvelle de la lune – XV ème siècle (image wikipédia)

Au Moyen Âge ces livres sont très majoritairement documentaires ou scientifiques et s’adressent donc à des adultes.
On trouvait aussi à cette époque de nombreux livres documentaires avec des volets ou des rabats.
Ce type de livres était couramment utilisé pour les planches d’anatomie.
Le procédé utilisait la superposition de feuillets ; chacun étant rabattu sur la page précédente et permettant ainsi de visualiser clairement muscles, os, nerfs ou vaisseaux sanguins.
C’est aussi à cette période que Petrus Apianus (1495-1552) astronome et mathématicien allemand, publie un ouvrage avec des disques amovibles qui décrivent les mouvements célestes en 1524. Cet ouvrage sera réédité plus de soixante fois !

image Wikipédia

XVIII ème siècle : la grande époque du livre animé pour enfants

Au XVIII ème siècle le livre animé s’oriente vers le jeune public : en effet durant ce siècle le statut de l’enfant évolue, sa place dans la famille, l’éducation. Ces changements dans la société et dans la famille entraînent également des changements dans les métiers de l’édition : l’enfant devient une personne.
Ces livres sont certes à destination des enfants mais ce sont encore les adultes qui les manipulent : ceux-ci sont fragiles et sophistiqués car une partie conserve encore des systèmes d’animation issus des livres scientifiques.

Le premier livre animé pour enfants (movable book) est créé au XVIII ème siècle par un libraire anglais (Robert Sayer). Ce dernier s’approprie ces techniques et republie les grands classiques de la littérature. Ces livres sont appelés des arlequinades en raison de la présence d’Arlequin dans les histoires.

Image Pinterest

L’édition de ces ouvrages se poursuit en particulier en Angleterre et en Europe du nord jusqu’au XIX ème siècle. Ceux-ci sont alors assemblés à la main !
Les techniques évoluent et les possibilités de mouvement en même temps : en plus des images découpées, des livres à disques, apparaissent également des livres à tirettes ou des livres à mécanismes.

L’idée étant (déjà !) de rendre la lecture plus ludique pour l’enfant.

Si l’inventeur du livre animé était anglais, le plus célèbre des créateurs de ce siècle sera allemand et se nomme Lothar Meggendorfer (1847-1925).
Il imagine et réalise des mécanismes qui permettent d’animer différents personnages.
La machinerie est compliquée (papier/rivets/pivots…) mais quelle surprise de pouvoir animer les bras, les jambes et les bouches des personnages ! Mieux que la baguette magique des fées !
Lothar Meggendorfer imagine également les livres théâtre qui s’ouvrent telles de véritables scènes.

Le plus célèbre d’entre eux sera sans aucun doute le grand cirque international dont les détails, la précision et la connaissance des personnages dépasseront le simple livre jeu pour les enfants.
Il a édité plus d’une centaine de livres pour enfants et sans doute en a-t-il vendu un million !

Image David Brare rare books
Image antique toys and games

Ernest Nister (1842-1909), allemand lui aussi invente un système de languettes coulissant et permettant alors de changer les illustrations ainsi il est possible de faire succéder dans un même espace deux illustrations différentes.

Vintage and antique moovable books

Comme les autres éditeurs de son époque il publie également des jeux éducatifs et des cartes publicitaires.
Il a recours aux couleurs pastel, et ses images sont teintées de poésie : c’est aussi comme ça que l’on peut reconnaître son travail.

Toutes les inventions ultérieures du livre à système découlent probablement du travail et des trouvailles facétieuses et techniques de ces deux pionniers.

Début du XX ième siècle : la naissance du pop-up

C’est au XX ième siècle que le terme « pop-up » apparait enfin.
Les pop-up sont des images qui se soulèvent grâce au pliage et qui s’animent lorsque l’on ouvre et ferme le livre délicatement.

Image op popup

Et c’est enfin aux Etats Unis vers 1932 que la maison d’édition Blue Ribbon fait breveter le terme « pop-up » pour qualifier les illustrations animées lors de la parution de livres écrits pas Harold Lentz, un artiste ingénieur de papier.

En Europe, vers 1950 un artiste tchèque Vojtech Kubasta (1914-1992) innove lui aussi en créant de nouvelles techniques. Ces livres sont en général de très grand format. Vojteh est ingénieur papier.
C’est un artiste remarquable et inventif. L’un de ses pliages les plus astucieux est un simple pliage en « V » avec lesquels il parvient à réaliser des images spectaculaires et innovatrices.
Il utilise pour le livre jeunesse des éléments techniques issus de sa formation professionnelle qu’il détourne au gré de ses besoins.

À cette période la Tchécoslovaquie est à la pointe dans le domaine de l’innovation (en parallèle des studios d’animation) et c’est dans la mouvance de cette création que se développent aussi les livres animés.

Livre pop-up datant de1955 réalisé par Vojtech Kubasta

Depuis les années 1980 les livres pop-up sont de plus en plus nombreux.
Les sujets qu’ils abordent sont multiples et vont des illustrations de contes ou récits imaginaires aux documentaires.
Ils s’adressent principalement aux enfants, mais la qualité et le raffinement de certains pliages font de certains de véritables œuvres d’art qui fascinent tout autant les adultes.

Les années 80 : tout est permis !

Dans les années 80 la création de pop-up est très importante et elle se développe rapidement grâce à l’impulsion de deux artistes du pliage Jan Piekowski et Jonathan Miller.

Le premier est surtout connu pour son album « La maison hantée », traduit dans de nombreuses langues il reste aujourd’hui encore un des best-seller des pop-up !
Monstres, vampire, sorcières en tous genres jaillissent des pages et si le lecteur est audacieux (et courageux !) de multiples petits volets permettent des surprises drôles autant qu’effrayantes.


Les outils techniques, mécaniques et industriels permettent des créations encore plus spectaculaires et ce même si la première étape, la génèse de ces albums demeure manuelle le plus souvent.

L’ingénierie, le travail vectoriel sur les écrans ouvrent désormais d’autres champs du possible et des créations qui paraissaient jusqu’alors impossibles.

Voilà déjà près de neuf siècles que les livres animés ont vu le jour et il semble que l’aventure va continuer encore, l’imagination n’ayant souvent comme limite que la technique ; les créateurs trouveront des solutions mécaniques ou ingénieuses pour que tout ou presque soit possible avec le papier plié et découpé.

Pour finir nous allons découvrir cinq créateurs et créatrices important.e.s de l’édition contemporaine.

Artiste, illustrateur, ingénieur, graphiste chacun.e. d’entre eux.elles. trouve dans la réalisation de livres animés l’occasion de s’amuser autant que de réaliser des prouesses techniques et graphiques, dans l’exubérance ou dans la sobriété.

Marion Bataille

Marion Bataille est née en 1963. C’est une illustratrice, graphiste et auteure française.
Elle imagine des livres animés d’une grande sobriété tant sur le forme même de ses pliages que sur l’économie de couleurs utilisées. Le blanc de la page jouant lui-même un rôle prépondérant.
Elle travaille principalement autour des lettres et des chiffres dont elle épure les lignes.
Elle a elle-même édité son premier pop-up puis ce sont les éditions des trois ourses qui lui feront confiance très rapidement.

© photo : Les Trois Ourses
© photo : Les Trois Ourses

Découvrez comment il s’anime !

 

Vous trouverez des informations complémentaires sur le site de Marion Bataille

Philippe Ug

Philippe Ug sait tout faire ! Voyez plutôt : sérigraphe, imprimeur, enseignant, ingénieur papier, illustrateur…
Il publie des albums jeunesse aux éditions des Grandes personnes et réalise également chez lui de façon artisanale des petits pop-up en séries limitées et seulement vendus à des collectionneurs.
La couleur jaillit dès que l’on tourne les pages. Philippe Ug compose ses images en assemblant une même forme découpée reproduite en grand nombre.
Comme l’image de l’écran est composée de pixels, celle de ses albums se compose de cette forme vectorielle.
Il en résulte des images à la fois très sophistiquées et très naïves.
Philippe Ug réalise également des pop-up géant notamment pour des scénographies de spectacle jeune public.

© Philippe UG 2018
© Philippe UG 2018

Vous trouverez des informations complémentaires sur son site

David B. Carter

David B. Carter est un illustrateur américain célèbre pour ses pop-up spectaculaires.
Des ouvrages aux couleurs lumineuses devant lesquels les yeux des enfants s’écarquillent de bonheur et ceux des adultes d’admiration. Les papiers se croisent, se plient, se déplient, se chevauchent. On se demande comment les pages peuvent contenir autant de formes repliées, écrasées et pourtant si volumineuses lorsque les pages sont dépliées.
Les formes sont le plus souvent abstraites, inventives, les couleurs primaires mais le regard cherchent à y retrouver des images connues et peut y voir apparaître des arbres ou des paysages fantastiques.

© delphilne’S books and more

 

Louis Rigaud et Anouck Boisrobert

Anouck Boisrobert et Louis Rigaud sont nés en 1985.
Leur rencontre date de leurs études à l’école des Arts décoratifs de Strasbourg.

À l’occasion d’un Workshop sur la technique du pop-up, ils créent la maquette de leur premier livre intitulé «Popville», qui sortira un an plus tard aux éditions Hélium.

Depuis ils continuent de créer des pop-up ingénieux sous une apparente sobriété.
Le plus souvent autour de l’environnement, de la nature et du monde qui nous entoure.

En parallèle de ce travail tous les deux construisent des projets autonomes : Louis autour des jeux vidéo ou des affiches, Anouck dans des aventures multiples dans l’illustration.

© Anouck Boisrobert
© Anouck Boisrobert

Pour aller plus loin n’hésitez pas à découvrir leur site !

Katsumi Komagata
(un artiste à part)

© Katsumi Komagata
© Katsumi Komagata
© Anaïs Beaulieu/les trois ourses

Katsumi Komagata est un artiste japonais né en 1953. Depuis 1990, il crée des livres pour enfants. Ses créations sont réalisées en papiers colorés découpés, se dépliant et se superposant.
Il est très attentif aux textures du papier, à son grammage, aux nuances de couleurs. Ces albums sont délicats et fragiles ; ils invitent le lecteur à la délicatesse, à caresser les pages, à se laisser émerveiller comme on le serait par de la poésie.

Les livres animés de Katsumi Komagata

La plus grande partie des collections de livres animés de La Bibliothèque est uniquement utilisée lors des accueils de groupes.

Alors n’hésitez pas à venir les découvrir à la bibliothèque Bellevue
du 17 au 24 juin
lors de cette exposition !

Vous pouvez emprunter à la bibliothèque des ouvrages retraçant l’histoire du livre animé et découvrir le monde incroyable des pop-up à travers le monde :

Livres animés entre papier et écran : histoire, techniques, créations, perspectives / Gaëlle Pelachaud. – Pyramyd, DL 2016
L’art du pop-up et du livre anime / De Jean-Charles Trebbi. – Alternatives, 2012

Ou encore, si vous rêvez de vous initier aux pliages de base pour fabriquer vos premiers livres animés :

Pop up : art et technique : tous les secrets pour créer vous-même des pop-up / David A. Carter et James Diaz. – Milan, DL 2009


Quelques livres animés peuvent être empruntés à La Bibliothèque :

La déclaration universelle des droits de l’homme (Albin Michel) 2017
New-York : petit pop-up panoramique (Casterman) 2012
Gaudi en pop-up (Chêne) 2012

La pauvreté : entre discrimination et solidarité

À bas les pauvres ?

Dans le cadre du Place Publique « À bas les pauvres » qui vous est proposé le jeudi 20 juin à 20 h à la Maison des Arts, La Bibliothèque s’associe à ce débat à travers une sélection documentaire qui vous permettra d’appréhender la thématique et ses enjeux en amont ou en aval des échanges.

Cette sélection n’est pas tournée vers les ouvrages ou documents de fiction mais évidemment la question de la pauvreté a inspiré de nombreux livres et films. Comment ne pas penser à la représentation de la pauvreté ou à celle, plus courante encore, de la lutte des classes dans les romans de Victor Hugo à Eddy Louis, dans la photographie de Dorothea Lange à Raymond Depardon, dans le cinéma de Ken Loach à Agnès Varda avec ses Glaneurs et sa glâneuse ou à toute l’iconographie graphique en soutien aux luttes sociales ?

On note que si les défenseurs des populations les plus faibles économiquement ont marqué les esprits avec des discours vibrants ou des actions innovantes, quel regard portons-nous aujourd’hui sur la pauvreté ? Compréhension ou mépris ? Dans une société d’abondance, quelles sont les stratégies opérantes pour réduire la pauvreté ? Les solutions sont-elles uniquement du côté du pouvoir politique ou relèvent-elles des actions individuelles et citoyennes ? Est-il nécessaire de faire évoluer notre modèle économique pour permettre un véritable partage des richesses, le respect des individus et de l’environnement ?  Tant de questions que les  invités de la table ronde ne manqueront pas d’aborder.

Aussi, afin de contextualiser la problématique, nous pouvons vous inviter à consulter le dossier du numéro 70 de la revue Place publique qui précise la population concernée par la pauvreté en Loire-Atlantique.

Des grandes figures de la lutte contre la pauvreté

Que ce soit au moment de la  grande industrialisation ou durant les périodes de bouleversement d’après-guerre, des voix se sont élevées pour s’indigner contre la pauvreté. En 1849, Victor Hugo donne à la Chambre des pairs, un « Discours sur la misère » fort remarqué. Dans Les Misérables, paru en 1862, la question sociale est prégnante : à  travers la figure centrale du roman Jean Valjean et celles inoubliables de Cosette, Fantine et Gavroche.

Après la seconde guerre mondiale, le mouvement ATD Quart Monde naît dans un bidonville de Noisy-le-Grand à l’initiative de Joseph Wresinski, instigateur de la Journée mondiale du refus de la misère. En 2017, la chaîne Public Sénat rend hommage à la vie exemplaire de Joseph, l’insoumisÀ la même période, le mouvement Emmaüs prend racine en France, avec la création des premières communautés. Face à l’inaction des autorités, l’Abbé Pierre lance son appel vibrant du 1er février à redécouvrir grâce aux archives de l’Ina.

Ces défenseurs de la pauvreté restent ancrés dans notre mémoire collective et ont inspiré l’élan de générosité de Coluche et des restos du cœur. Pour autant, qui sont les pauvres et où en est le combat de la pauvreté aujourd’hui ?

Les pauvres : une population stigmatisée ?

Dans l’essai, En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté, ATD Quart Monde passe en revue nos préjugés sur le sujet et en démonte les représentations.

De leur côté, des sociologues ont choisi d’étudier ce phénomène dans nos sociétés modernes.  À ce titre, Serge Paugam a mené différents programmes de recherche sur les inégalités et les ruptures sociales. Dans l’ouvrage collectif, Ce que les riches pensent des pauvres, il est question de savoir si « Les pauvres suscitent  aujourd’hui, chez les riches, autant de répulsion qu’au XIX siècle ? ». Une enquête que vous pouvez suivre dans les beaux quartiers de trois métropoles : Paris, São Paulo et Delhi.

Sur un autre terrain, celui de la Bibliothèque Publique d’Information à Paris, Serge Paugam et Camila Giorgetti montrent qu’au-delà de l’image d’analphabétisme et d’inculture de la pauvreté, des usagers en situation de précarité sont bien présents dans les bibliothèques publiques. À l’appui d’observations, l’étude Des pauvres à la bibliothèque nous apporte un éclairage sur les usages spécifiques de ce public.

Que disent de la pauvreté, ceux qui en sont victimes ? William T. Vollmann, écrivain et grand reporter,  a  posé frontalement la question à travers le monde. Dans Pourquoi êtes-vous pauvres ?, il nous livre, des « instantanés de mode de vie» en une somme réaliste et  sans pathos,  illustrée de photographies.

En 1844, Louis-Napoléon Bonaparte, publie De l‘extinction du paupérisme. À ce jour, la lutte contre la pauvreté est toujours d’actualité comme nous le rappelle le dernier rapport annuel de l’Observatoire des inégalités. Faute de parvenir à l’éradiquer, il pourrait être tentant de considérer avec indifférence ces maux inhérents à toute société. Toutefois, différentes actions à travers le monde prouvent qu’il n’en est rien.

La lutte contre la pauvreté : une utopie ?

Que ce soit à l’échelle mondiale, européenne ou nationale, différentes déclarations d’hommes politiques ont fixé des objectifs de diminution de la pauvreté. En juin 2010, l’Union Européenne, dans sa stratégie 2020, s’est engagée à réduire de 20 millions le nombre de pauvres, vivant sur son territoire.

Eliminer la pauvreté est-ce possible ? Que pouvons-nous espérer ?

Dans son essai, Julien Damon nous explique clairement les stratégies mises en place par les politiques publiques, en comparant les indicateurs utilisés pour endiguer la pauvreté par l’ONU, l’Europe et  la France.

Dans le cadre de la chaire annuelle « Savoirs contre la pauvreté », à l’initiative de l’Agence Française de développement,  Esther Duflo, professeur en économie du développement, a écrit deux essais sur la lutte contre la pauvreté. L’un s’attache au développement humain, l’autre, à la possibilité de rendre les pauvres acteurs de leur propre existence.

La politique de l’autonomie  prend l’exemple de la microfinance et des résultats obtenus en comparant deux groupes ayant bénéficié d’un programme de micro-crédit en Inde. Celui-ci, initié par Muhammad Yunus, célèbre économiste, s’est imposé dans le monde comme un moyen permettant aux pauvres d’entreprendre.

Dans son récent ouvrage, Vers une économie à trois zéros, il prône le « zéro pauvreté, zéro chômage, zéro empreinte carbone » et propose de « bâtir une nouvelle civilisation reposant sur le  social-business ». Un souffle d’espoir propre à nous permettre de « redessiner le monde de demain ».

De son côté, le Mouvement Emmaüs s’interroge sur le modèle de société actuel et l’impuissance des politiques publiques. L’association invite les citoyens à reprendre en main leur destin.

Dans 10 propositions pour lutter contre la pauvreté , Emmaüs développe des solutions pour lutter contre l’exclusion et remettre l’humain au cœur du système.

Dans Agir avec les pauvres contre la misère, Bertrand Verfaillie présente une trentaine d’actions inversant le rapport d’aidant à bénéficiaire  à celui de réciprocité.

Au terme de cette bibliographie bien évidemment non exhaustive, La Bibliothèque vous invite à retrouver une sélection de documentaires, de films et de fiction.

  • du 11 au 20 juin à la Bibliothèque Bellevue
  • du 21 au 30 juin à la Médiathèque Charles-Gautier Hermeland.

Dans le prolongement du débat, projection d’un film de 2016 du cinéaste britannique qui rend justice aux classes populaires depuis cinquante ans, un témoignage fort sur la vie des laissés pour compte. 

  • le 22 juin à 16:30 à l’auditorium de la Médiathèque Charles-Gautier-Hermeland.

Panneaurama, un itinéraire graphique

Dans et hors les murs de la médiathèque Charles-Gautier-Hermeland

Du 28 juin au 28 septembre 2019

Une exposition d’art dans l’espace public vous est proposée tout l’été, pour une balade ludique et artistique à la découverte des œuvres et du patrimoine paysager de la ville.

Temps fort culture

Dans le cadre du Temps fort culture organisé en 2019 par la ville de Saint-Herblain, et avec le souhait de valoriser son environnement exceptionnel, la médiathèque s’est associée au collectif de graphistes nantais Super Terrain pour inviter 15 artistes locaux, nationaux et internationaux à interpréter graphiquement la notion de paysage.

Des affiches inédites ont ainsi été créées en écho à la diversité des paysages herblinois ; créations qui rejoindront ensuite la collection d’œuvres à emprunter.

14 fenêtres sur des paysages singuliers

Installées dans l’espace public, aux abords de la médiathèque Charles-Gautier-Hermeland, ces 15 fenêtres sur des paysages singuliers constituent un parcours d’environ 2 km. Une balade graphique pour redécouvrir le parc de la Bégraisière et ses verts alentours.

Exposition dans les murs

À l’intérieur de la médiathèque, une exposition sur le même thème mais augmentée d’autres documents (affiches, estampes et livres d’artistes notamment) complète le parcours et invite à réfléchir aussi bien à la place des images dans nos paysages urbains qu’à la fabrique d’images influencées elles-mêmes par notre rapport à l’environnement.

Des animations tout l’été

Des animations et temps de médiation sont également proposés tout au long de l’été pour vous inviter à lire les images tout en profitant des nouveaux aménagements dans le parc de la Bégraisière.

 

Les artistes invités

Formes Vives (France)
Antonin Faurel (France)
Plus Murs Studio (France)
Benoit Bodhuin (France)
Marion Jdanoff (France)
Félicité Landrivon & Harrison (France)
Pierre Di Sciullio (France)
Tout va bien (France)
Braulio Amado (Portugal / Etats-Unis)
Kirill Blagodatskikh et Anna Naumova (Russie)
Ark Studio (Roosje Klap et Pauline Le Pape) (Pays-Bas)
NeoNeo (Xavier Erni et Thuy-An Hoang) (Suisse)
Pierre Vanni (France)
Building Paris (Guillaume Grall et Benoit Santiard) (France)
 

Les scénographes : 

Les Scénographistes et Amélie Chevalérias

Les rendez-vous autour de Panneaurama

Vernissage

Vendredi 28 juin – 18h30

Rendez-vous sur le parvis de la médiathèque pour une visite commentée du parcours, et un temps d’échange autour d’un cocktail.

En présence du collectif de graphistes nantais Super Terrain.

Kermesse graphique

Samedi 29 juin – 15h-19h

Un rendez-vous avec des graphistes pour fabriquer des images et enrichir l’installation Panneaurama.

Déambulations commentées du parcours Panneaurama

Mercredis 10, 17, 24 et 31 juillet, 21 et 28 août – 17h30-18h30

Rendez-vous sur le parvis de la médiathèque Charles-Gautier-Hermeland

Rendez-vous autour du paysage, dans le cadre de « ça bouge dans les parcs »

Mercredis 10, 17, 24 et 31 juillet, 21 et 28 août – 16h-19h

Parc de la Bégraisière

Animations autour du paysage (jeux, lectures, land art, etc.

10.07 : lectures sur la mer

17.07 : l’art dans la nature (collecte et landart)

24.07 : composition d’un paysage urbain avec les tampons designés par Aurélien Debat

31.07 : lectures en randonnée

21.08 : lectures

28.08 : sable magique et paysages désertiques

Se rendre au parc de la Bégraisière

Quels aménagements pour ma nouvelle médiathèque au Bourg ?

Donnez-nous votre avis ?

Rendez-vous ouverts à tous 18h30 – 20h

– Mardi 24 septembre 2019 – Médiathèque Charles-Gautier-Hermeland

– Mardi 11 février 2020 – Chantier de la médiathèque Bourg

L’ouverture d’un nouvel équipement du réseau La Bibliothèque est prévue au Bourg en Septembre 2020.

Il s’agira d’un lieu mixte d’environ 500 m2 qui proposera des livres, CD, DVD et revues mais aussi des jeux, des animations et de la médiation numérique pour enfants et adultes !

Nous voulons ce lieu convivial, accessible et adapté à tous les publics. Vos envies et votre expertise d’usage comptent et nous voudrions partager avec vous les choix en terme d’ambiance, de mobilier et d’aménagement des collections.

Temps fort culture : évènement de clôture

La culture en débat

La culture vous passionne ? Participez au débat ! En 2018-2019, la ville de Saint-Herblain vous invite à participer à une année d’échanges autour de la culture.

 

Vendredi 14 juin 9h30 – 18h

Spécialistes et grand public sont conviés à une journée d’échanges autour de trois sujets de politique culturelle.

Journée sur inscription : programme complet et inscription sur le site de la Ville.

Samedi 15 juin 10h – 13h

Venez assister à la restitution des études menées dans le cadre du Temps fort culture. Pour libérer les parents, une parenthèse culturelle est proposée aux enfants.

Se rendre à la Carrière