Malte Martin : vernissage & performance le 30/11

performance graphico-musicale par Malte martin & les martine’s

Vendredi 30 novembre à 19h


(vidéo issue d’une répétition de la performance)

L’exposition « Fais-moi signe », réunissant les dernières créations de Malte , est visible depuis le 30 octobre dans la médiathèque Charles-Gautier Hermeland (plus d’informations sur l’exposition à ce lien).  Le vendredi 30 novembre, à l’occasion du vernissage, l’artiste proposera une performance graphique et musicale intitulée Bruit Blanc.

En articulation avec l’objet graphique éponyme, Bruit Blanc est un dialogue entre le graphiste-plasticien Malte Martin et les Martine’s, éditeurs-plasticiens-musiciens. Le dispositif est simple : quelques mots choisis par Anne Mars, plasticienne, quelques sons « noise » du musicien Richard Maniere, et en retour Malte Martin crée un objet dynamique. Bruit Blanc se vit comme une édition entre art graphique, livre-objet et partition musicale. Emblématiques du travail de Malte Martin, les signes sérigraphiés sur les cartons cartographient un paysage abstrait au mille possibles. Véritable partition graphique, elle se joue et se déjoue en improvisation infinie.


(images issues d’une répétition de la performance)

Venez entendre ce paysage graphique à l’occasion du vernissage de l’exposition vendredi 30 novembre à 19h, en compagnie de Anne, Richard et Malte.

Présenté dans l’espace d’exposition. Médiathèque Charles-Gautier-Hermeland

Plus d’informations sur le site : martines-editions.com

Ici, la page Facebook de l’évènement.

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Les œuvres de Malte Martin à emprunter

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1914-1918

La saison du bleuet

Son bleu intense appelle le calme et la sérénité, mais évoque aussi le traumatisme et la blessure.

Le bleuet gagne sa valeur symbolique de fleur du souvenir pendant la première guerre mondiale : seuls les bleuets et les coquelicots continuaient à pousser dans les terres retournées par les obus. On appelait également bleuets les jeunes soldats de la classe 17 : nés en 1897, ces jeunes recrues arboraient le nouvel uniforme militaire bleu horizon.

A l’occasion du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918, La Bibliothèque vous propose une sélection de documents pour comprendre un peu mieux la guerre qu’on présentait alors à tort comme « la der des ders ».

Retrouvez la sélection complète à la médiathèque Charles-Gautier-Hermeland pendant le mois de novembre, et ci-dessous, quelques documents que nous vous recommandons.

La grande guerre et l’histoire

Les causes de la Grande guerre, la société française de l’époque, l’impact de la guerre en fonction des territoires, la mobilisation et la démobilisation : la Première guerre mondiale a été examinée par les historiens sous toutes les coutures.

Les documents qui suivent abordent tous son histoire à travers une perspective intéressante.

 

Spécialiste de l’Europe centrale à l’université de Cambridge, Christopher Clark examine l’enchaînement des évènements ayant conduit à la guerre. Il affirme dans Les somnambules que : « rien n’était écrit d’avance : l’Europe portait en elle les germes d’autres avenirs, sans doute moins terribles. Mais de crise en crise, les personnages qui la gouvernaient, hantés par leurs songes, marchèrent vers le danger comme des somnambules ».

La Chronologie commentée de la première Guerre mondiale de Rémy Porte ne s’arrête pas qu’aux faits militaires, mais englobe l’histoire culturelle, sociale et économique de la guerre. Elle constitue une bonne porte d’entrée sur le sujet, à la fois complète et accessible.

Le documentaire Jours de guerre : les trésors des archives photographiques du journal Excelsior de Jean-Noël Jeannerey constitue une plongée dans 800 photos inédites du journal Excelsior. Il donne à voir la société de l’époque :l’évolution des sensibilités, des deuils, des résolutions, mais aussi  la résistance, les enfants qui jouent à la guerre, les aéroplanes, les troupes étrangères, et le travail des femmes.

En effet, dès 1914 les femmes ont participé à l’effort de guerre sur tous les fronts de la vie active. Evelyne Morin-Rotureau s’est penchée sur ce sujet et a  rassemblé sous sa direction les meilleurs historiens autour des Françaises en guerre.

 

Pour avoir une idée de ce que fut la première guerre mondiale à une échelle locale, regardez le film documentaire d’Abalan : Le premier jour le plus long. Enrichi d’images d’archives américaines, il présente justement l’histoire du premier débarquement des soldats américains et leur séjour,  entre 1917 et 1920, à Brest, Saint-Nazaire, Nantes, Savenay…

Dans Images de propagande 1914-1918 ou l’art de vendre la guerre de Annie Pastor et La première Guerre mondiale en caricatures de Mark Bryant, les auteurs abordent l’histoire de la première guerre mondiale à travers le prisme d’images d’époque.

Enfin, Stéphane Audoin-Rouzeau et Christophe Prochasson ont rassemblé dans Sortir de la Grande guerre : le monde et l’après 1918  une équipe internationale d’historiens autour de la démobilisation, et de son impact sur les combattants, et l’économie.

Ils l’ont vécu, et ils en ont parlé

Grâce à la démocratisation de l’écriture et de la photographie, nous bénéficions de nombreux témoignages directs de la part de ceux qui ont vécu la Grande guerre.

Écrits d’intellectuels, témoignages de soldats qui ont pris la plume, expériences des chirurgiens qui œuvraient dans les tranchées, ou travail photojournalistique d’un psychiatre confirmé: ce sont autant de témoignages d’une valeur documentaire considérable.

La guerre source de création

De nombreux artistes se sont saisis de la Première guerre mondiale, avec plus ou moins d’acuité historique ou de liberté fictionnelle. Nous vous en recommandons certains.

Le roman Les champs d’honneur de Jean Rouaud a donné envie à l’historien Stéphane Audouin-Rouzeau de se pencher sur le deuil individuel.

Avec La chambre des Officiers, le réalisateur François Dupeyron aborde avec tact et sincérité  le destin de ceux que l’on appela les Gueules cassées.

Dans son roman pour enfants Il s’appelait… le soldat inconnu, Arthur Ténor imagine la biographie du soldat inconnu. Sa vie insouciante avant 1914 jusqu’à sa disparition sans nom dans la boue de Verdun.

Toujours pour la jeunesse, le roman-documentaire de Philippe Nessmann , qui brosse le portrait romancé de Nelly Martyl : cantatrice de renommée internationale, elle deviendra infirmière sur le front, et son dévouement auprès des blessés lui vaudra le surnom de Fée de Verdun.

La guerre a également inspiré les compositeurs et réalisateurs…

…mais aussi les auteurs de jeux !

 

En 2015, en partenariat avec le Musée de la Grande Guerre, Jérémy Caplanne a produit  le jeu Les Taxis de la Marne évoquant les 600 taxis parisiens qui furent réquisitionnés en septembre 1914 pour envoyer 4000 hommes en renfort lors de la première bataille de la Marne. Ce jeu de collaboration permet d’aborder de façon ludique les problèmes de  logistique d’une telle manœuvre.

Les poilus, de Fabien Riffaud, est un jeu qui ne parle ni de politique, ni de stratégie, mais d’hommes qui doivent coopérer pour espérer traverser la Grande guerre.

En 2016, il faisait partie de la sélection Double6 du Festival des jeux de Saint-Herblain, retrouvez la vidéo de présentation du jeu ici.

Cendrillon

Cendrillon et la pantoufle de vair: Perrault/Prokofiev, Michel Bouvet
Œuvre empruntable à La Bibliothèque

Depuis l’Antiquité, le conte de Cendrillon est connu partout dans le monde et dans diverses variantes. Celle de Jules Massenet, mise en scène par Ezio Toffolutti, investira le Théâtre Graslin du 25 novembre au 4 décembre. À cette occasion, La Bibliothèque vous propose de redécouvrir cette histoire tout au long du mois de novembre.

Sélection documentaire

Du 06 au 17 novembre, médiathèque Charles-Gautier-Hermeland

La Bibliothèque vous invite à découvrir ce conte sous toutes ses formes à travers des romans, pièces de théâtre, ballets, etc.

Projection théâtrale

Mercredi 14 novembre, médiathèque Charles-Gautier-Hermeland

Venez assister à la projection d’une mise en scène contemporaine du conte sur le grand écran de l’auditorium. À partir de 10 ans

Rencontre autour de l’opéra Cendrillon

Samedi 17 novembre, médiathèque Charles-Gautier-Hermeland

En écho à la programmation de l’opéra Cendrillon au théâtre Graslin du 25 novembre au 4 décembre 2018, en partenariat avec le Centre Chorégraphique National de Nantes,  Ambra Senatore, chorégraphe, et Ezio Toffolutti, metteur en scène, vous dévoilent les secrets de la création de l’opéra à l’appui de documents de travail.

origines et réécritures du conte de Perrault

En France, les versions des plus connues de Cendrillon sont celles de Charles Perrault, et des frères Grimm. Comme tous les contes, Cendrillon est avant tout issu de la tradition orale. De par le monde, il existerait environ 500 versions différentes. Ainsi, chaque culture connait une ou plusieurs versions de Cendrillon.

Nicole Belmont et Elisabeth Lemirre ont ainsi répertorié une cinquantaine de récits de différentes origines, notamment la toute première version écrite : la Cendrillon chinoise du IXe siècle. Jean-Jacques Fdida, conteur et fin connaisseur de la tradition orale, s’attache dans sa collection Les contes d’avant Perrault à nous livrer des versions plus anciennes de ces histoires que nous connaissons tous. Il s’est inspiré de sources populaires pour sa Cendrillon et le soulier d’or. Autre interprétation surprenante, celle de Roald Dahl qui détourne le mythe dans une version rimée et sanglante. Du sang au meurtre, il n’y a qu’un pas, franchi par Mary Higgins Clark, dans sa mise en scène du crime de « l’affaire Cendrillon » dont la victime est retrouvée chaussée d’un seul escarpin.

 

Certains chorégraphes de danse classique ou contemporaine ont quant à eux mis en mouvement l’histoire bien connue de la princesse. Le ballet classique a ainsi été dansé par le ballet de l’Opéra de Paris, le ballet du Kirov, le Bolchoï ou encore le ballet de Zurich.

Les relectures contemporaines quant à elles mettent en avant la chaussure, omniprésente dans le décor du ballet de Thierry Malandain, ou le pied de la princesse dans la pièce de Jean-Christophe Maillot, et transforment les corps des danseurs en poupées dans la version de Maguy Marin.

Toujours sur scène, l’histoire de Cendrillon est également transposée sur les planches, dans des pièces pour enfants ou adultes. René Pillot place ainsi l’action dans le nord de la France au sein de la société industrielle. Robert Walser réécrit le texte avec des personnages qui, comme le lecteur et le spectateur, connaissent l’issue de l’histoire.  Pour Joël Pommerat, la pièce est centrée sur le deuil : Sandra, la Cendrillon contemporaine, fait le deuil de sa mère en aidant le prince à accepter la disparition de la sienne.

Pour les mélomanes, nous vous conseillons l’opéra-bouffe La Cenerentola écrit par Gioacchino Rossini, l’opéra pour enfants d’Isabelle Aboulker ou  la musique de ballet par Sergueï Prokofiev.

La Bibliothèque vous souhaite de belles découvertes !